• Lorsque ma soeur et moi

     

     

    Lorsque ma soeur et moi, dans les forêts profondes,
    Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
    En nous baisant au front tu nous appelais fous,
    Après avoir maudit nos courses vagabondes.

    Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes
    De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
    Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,
    Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.

    Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
    Heureux, et tu disais parfois : Ô chers petits.
    Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !

    Les jours se sont enfuis, d'un vol mystérieux,
    Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
    Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.

    Théodore de Banville (1823-1891)

     

    «

  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Avril à 19:32

    Coucou Mumu , heureuse de te retrouver sur ton blog , joli poème de Banville , ça me manquer .

    J'espère que tu vas mieux , que tu es guérie .

    Un soleil radieux depuis ce matin , michou obligé de baisser le store et demain nous aurons sans doute de la pluie comme d'hab...

    Gros bisous tendresse .

    De douces caresses à ta p'tite pitch

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :